
l’indéterminé
Dans l’air chaud qui bruissait
je scrutais l’autre versant
tu étais plus proche encore sans doute
caché dans le pylône couché
et plus près de la route
un thé une larme un café un sourire
de quoi t’es-tu donc nourri?
de reflets d’illusoires instants
le drame en pointillés de crochets
éboulements avalanches
sous les grands arbres qui se déploient
dans l’eau de la rivière transparente
aujourd’hui je sais tout oui je sais tout
s’incarner ce n’est pas toujours être là
s’humaniser seulement parfois
si je regarde derrière moi
c’est pour te revoir encore
des aiguilles dans les yeux pour voiler l’image
rêvant de revenir à l’indéterminé
qui se livre et recommencer