
une plage
Sur cette longue plage déserte où je me rends seule
battue par les vents quelle que soit la saison je t’aperçois parfois
jamais tu ne t’approches jamais tu ne fais signe tu te contentes de sourire
si une fois tu as fait signe une autre fois tu as hoché la tête sans sourire
sur cette longue plage de littérature battue par des vagues successives salées amères
je croise des fantômes qui me ressemblent comme des poupées des mannequins et j’explose
mon corps se déchire en lambeaux broyé par le désir souffle long qui attise les braises de la passion
c’est ainsi que tu m’aimes sans doute tendue dans l’idylle comme une aile de papillon
et n’ayant de vivant que le mouvement de ce long battement d’aile