
au volant
Aux commandes de mon nouvel aéronef
j’ai du mal à régler le siège
mes pieds atteignent à peine les pédales
j’ai peur de vous arriver comme une météorite
le métal de la carlingue surchauffé
mais les portes résistant
il se peut que j’apprenne
d’ici là
à manœuvrer mon vaisseau

j’ai beau chercher je ne trouve
dans vos derniers mots
aucune trace d’animosité rebelle
cela me trouble
cette façon que vous avez
de me faire les yeux doux
soudain
seule
le silence de la montagne
et des buissons d’ombre
où je crois apercevoir
parfois
le reflet d’un verre de lunette
le frisson d’une présence
auxquels je parle
tremblante
sans obtenir de réponse
mes transes ne me sont d’aucun secours
elles me secouent sans cesser
nos aventures nocturnes poursuivent
des buts que j’ignore
leurs souvenirs sont minces
et c’est tout
ce qui me reste de vous
au souvenir
vous m’êtes plus doux que la soie
bien plus chaud que la peau
jamais vous ne m’avez semblé si proche
et tant hors de portée
je voudrais en profiter
pour m’attendrir encore
et ne rien garder
que ces instants cristaux transparents
que ces torrents qui nous emportent