
toc je me branche
Toc
je me branche
play
(plaies que tu réouvres
d’une langue brûlante
sur ma branche allanguie
dans le vent)
le bras tendu
je me transfuse
en rêvassant
tes mots sont des caresses
qui me bercent sans me lasser
sont des âmes affutées
incisives affublées
de tissus chatoyants
aux traîtres moirés
nos doigts s’efffleurent parfois
sans donner plus de chair à nos rêves
que la transparente acuité
de moments libres, oui
(neutrinos virevoltants)
eau matricielle
bien au-dessous du niveau
dans l’obscurité des mondes
et des galaxies